30/09/2013
Entendues, volées, petites phrases
Quand on a menti une fois, ça ne s'arrête jamais
On ne peut jamais dire qu'on détient quelque chose
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29/09/2013
C'est le temps...
La tortue voudrait tout dire, mais s'en garde bien. Des pensées, plus ou moins tourmentées, lui tiennent compagnie la nuit. Le jour est occupé, très occupé, tant de choses à faire repoussent les idées sombres. Et puis le soleil si doux de ces premiers jours d'automne rassérène l'esprit. Il fait si bon dans le jardin, l'après-midi. Une douceur qui ne va pas durer, il faut s'attendre aux pluies froides d'octobre, novembre. Il paraît que dans certaines forêts, les champignons abondent. Je me souviens d'un vieux monsieur qui connaissait toutes les espèces, cuisait, séchait, goûtait, souvent malade, toujours rescapé de ses expériences mycologique à haut risque. Il est mort seul, tombé dans un fossé, une nuit sans lune, et cela n'avait rien à voir avec les champignons. Un trésor de connaissances perdu dans le silence de la forêt.
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28/09/2013
Pensées
Les pensées vont et viennent, tantôt portées par une vague d'euphorie, tantôt noyées dans le vent de la défaite. L'esprit, en oscillations permanentes, ne connaît pas le repos. Mais de quoi se plaindre ? L'esprit ne se repose que dans la mort.
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27/09/2013
Ermites
Alors que la rentrée littéraire bat son plein (le plein de quoi, je vous le demande ?), je lis un livre vieux de deux ou trois décennies... Ermites dans la taïga", de N. Peskov (Babel). Dépaysement garanti. L'histoire d'une famille de "vieux croyants" russes, qui ont vécu dans un total isolement, au coeur de la taïga sibérienne, sans le moindre confort, et dans le dénuement. Des conditions extrêmes, loin du "siècle", mauvais par nature. Des vies soutenues, maintenues, par des préceptes remontant à Pierre 1er, une fois confinant au fanatisme ou ceci est défendu, et ceci encore (les allumettes, le verre...) Un monde sans douceur, où l'on prie et lit les écritures saintes 4 à 5 heures par jour, le reste du temps étant consacré aux tâches de survie : le potager, le bois, et aux provisions indispensables pour l'hiver (pommes de terre, base de leur alimentation, noix de cèdre, champignons et baies, navet) le tout séché car ils n'ont pas de sel pour la conservation. Lorsqu'ils sont "découverts" par une équipe de géologues, les 5 ermites sont à bout de forces. Leurs guenilles sont en lambeaux, pieds nus en été et sabots d'écorce de bouleau en hiver, leurs outils dans un état lamentable. Leur isba est minuscule, sale. Mais ils prient devant des icônes noircies par la suie, invisibles, encore et encore. Étrange histoire, presque inimaginable. La plus jeune de la famille finira par se retrouver seule dans la taïga, les géologues partis, mais munie d'une balise satellitaire au cas où. Elle déclenchera un jour la balise, très malade, épuisée. Le plus touchant de cette histoire est la chaîne de solidarité qui s'organise lors des premières années de leur contact avec le "siècle". Les géologues les protègent contre les curiosités malsaines, leur offrent du sel, du miel (dans un seau en bois, pas de verre !) du gruau, du tissu, et merveille des merveille, du fil et des aiguilles à coudre. Mais que faire après leur départ ? Reste pour nous un mystère : comment la foi seule peut-elle conduire à de tels choix extrêmes ?
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